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"Le temps de la Montagne", le tome consacré à la tradition, l'histoire et l'évolution de la montagne
Les animaux domestiques, familiers et d'élevage de nos montagnes
Vous explorez le tome "Découverte de la faune en montagnes françaises
La flore dans les Alpes et les Pyrénées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

défiscaliser en ZRR, c'est préférer investir dans les zones rurales préservées. Fortune3D vous invite pour une défiscalisation dans des régions de bien-être : investir au centre la vie montagnarde,  des traditions, de l'histoire, la flore, la faune et les animaux. Poème dynamique des valeurs de montagne en 4 tomes

Le temps de la montagne et le grand herbier
Traditions et Affiches de montagne

livre 3 : La Faune gente à poils

Ours des Pyrénées, L'OURS DES PYRÉNÉES : Le cas de l’ours des Pyrénées, le plus grand mammifère sauvage vivant en France, est le plus préoccupant du fait de la pression humaine: réalisation de routes forestières en altitude, chasse, tourisme, conflits avec les bergers, ...etc. Ses effectifs ont dramatiquement chuté à compter du XVIIIème siècle à cause de la chasse (battues, empoisonnements, braconnage, primes,...). En 1937 on pouvait en dénombrer 200, aujourd'hui il n'en reste plus que cinq (4 mâles et 1 femelle) dans les vallées du Béarn.
Ours des Pyrénées, L'OURS DES PYRÉNÉES : Malgré une très mauvaise vue (meilleure la nuit), largement compensée par un excellent odorat et une ouïe très fine il est très rare à apercevoir. Cela ne l'empêche pas de se déplacer sur des territoires très importants quitte à changer de massif. Son régime alimentaire est varié: fruits des bois, bourgeons, feuilles, insectes (fourmis, guêpes, mouches, ...), glands, petits ou gros mammifères (cervidés, sangliers, isards, ...) et brebis. Durant l'été il accumule sous forme de graisse des protéines qui lui permettront d'hiberner durant la mauvaise saison.
Ours des Pyrénées, L'OURS DES PYRÉNÉES : Depuis 1996, dans le cadre d'un programme de réintroduction, trois ours originaires de Slovénie ont été relâchés dans les Pyrénées centrales. Les naissances sont rares: un ou deux oursons pesant 300 à 500 g,  tous les deux ans. En période d'hibernation, dans leur tanière, ils sont allaités durant trois mois par leur mère.
Écureuil, L'ÉCUREUIL Tout le monde a pu observer l'écureuil car c'est un animal diurne. Ce petit mammifère qui se déplace par bonds vit dans les arbres plutôt âgés (conifères, feuillus). Il s'aménage plusieurs nids de brindilles et feuilles dans le haut des arbres pour y passer ses nuits. L'écureuil se nourrit surtout de noisettes, noix, faines, glands, de cônes de pins ou d'oeufs d'oiseaux. A la fin de l'été, il amasse des provisions dans des caches en prévision de l'hiver lorsque la nourriture viendra à manquer. Si son corps ne mesure que 20 à 25 centimètres, sa queue s'étire sur 15 à 20 cm. Elle lui sert de balancier ou de parachute lors des sauts de branche en branche. Deux à 4 jeunes naissent en avril, et à nouveau en juillet.
Renard, goupil, LE RENARD : Le renard, autrefois encore appelé "goupil" est un superbe animal, un canidé proche du loup mais ne faisant que 7 à 10 kg. Sa tête est fine et le museau allongé, avec des commissures aux lèvres qui lui donnent un petit air rusé. A son corps petit et souple de 90 centimètres s'ajoutent 40 cm d'une queue touffue. Le renard est un petit animal vif et discret, (roux, et blanc pour le ventre la gorge et l'extrémité de la queue). Il joue avec ses proies un peu à la manière d'un chat. Il se déplace avec beaucoup d'élégance et de souplesse. Au galop, sa queue alignée dans l'axe du corps donne l'impression qu'il vole. A la marche, ses pattes postérieures prennent le pas des pattes antérieures ce qui donne l'impression qu'il glisse.
Corbeau et le Renard, buvard publicitaire biscottes Corvisart, la poste
Marmotte, LA MARMOTTE : La marmotte n'est pas rare dans les pelouses jonchées de rochers, mais elle est très vigilante et méfiante vis à vis d'un promeneur: il y en a toujours une pour signaler l'intrus par un cri strident. Toujours présente dans les Alpes, elle a été réintroduite avec succès dans les Pyrénées en 1948 par le docteur Couturier dans la vallée du Barrada (Barège), alors qu'elle y avait déjà séjourné aux temps préhistoriques. On ignore pour quelle raison elle en avait disparu. Malgré son allure pataude, ses pattes préhensiles, ses postures alanguies, la marmotte est puissante pour ses travaux de creusements des terriers qui lui permettent de passer l'hiver ou de se protéger d'un prédateur.
Marmottes, Marmottes des Alpes et des Pyrénées : Les amours de la marmotte durent jusqu'en mai. Les marmottons ne pèsent que trente grammes à la naissance et quinze jours plus tard ils se hasardent déjà à la sortie du terrier. Elle hiberne d'octobre à mars au fond de son terrier qu'elle a pris soin d'obstruer, installée en boule, sur une épaisse litière d'herbe sèche. Au printemps, elle sort de son gîte affaiblie, pour régénérer ses réserves de graisse, qui se sont amenuisées durant tout ce temps passé en léthargie. C\'est alors qu'elle est vulnérable sur la neige qui trahit sa présence. N'étant plus chassée, sauf par l'aigle son principal prédateur, elle se développe de plus en plus dans les Alpes (jusqu'à 3000 m) et les Pyrénées.
Isards, L'ISARD : L'isard habite les Pyrénées. Au début du XXème siècle, cet animal très chassé a failli disparaître mais a il pu être sauvé grâce à la création des parcs nationaux. Son cousin le chamois, qui a la même origine génétique, vit dans les Alpes. L'isard se déplace par hardes souvent sous conduite d'une femelle. A l'époque du rut, les mâles isolés ou en groupes se rassemblent en octobre et en novembre. Leur activité en mène certains au seuil de l'épuisement. Le petit cabri naît à la fin du printemps, en juin, et devient une des proies préférées de l'aigle royal. Au bout d'un an on le nomme éterlou. Les isards se reconnaissent à leur robe plutôt sombre en hiver et qui devient couleur "chamois" en été. Le mâle, plus massif, le cou plus large et les cornes plus courbes, se distingue des femelles. L'un des régulateurs les plus important de la population d'isard, en dehors de l'homme en le chassant, est l'hiver.
Bouquetin, LE BOUQUETIN : Déjà connu par l'homme préhistorique qui l'a reproduit de nombreuses fois dans les grottes, cet animal a été conduit du fait de la chasse au bord de sa disparition. En France, il n'en subsiste que 1000 qui ont été épargnés grâce à des mesures de protection dans les Alpes (en 1870, il ne reste plus que 70 survivants dans le Val d'Aoste). Dans les Pyrénées, les derniers bouquetins sont restés dans le parc national d'Ordésa (sur le versant espagnol). Mais en janvier 2000, la dernière femelle du groupe a été retrouvée morte. Actuellement une polémique est née pour savoir s'il faut réintroduire une espèce voisine en provenance d'Espagne. Les cornes de l'animal sont imposantes. Elles peuvent atteindre 1 m et peser 15 kilos. En période de rut, les jeunes mâles se mesurent en simulant de lents combats où les cornes s'entrechoquent, en attendant des affrontements futurs d'une autre intensité. Dans les éboulis, son terrain de prédilection, le bouquetin est très discret et très agile même en présence des cabris. Il se nourrit d'herbes, fleurs, jeunes pousses, plantes arbustives et broussailleuses
Mouflon, LE MOUFLON : est originaire d'Asie mineure, il a été élevé par l'homme durant le Néolithique en Corse et en Sardaigne. Par la suite il est redevenu sauvage et a été finalement implanté sur le continent français durant le XVIIème siècle. Une forte différenciation entre les mâles et les femelles les caractérise. Les mâles plus trapus, arborent une paire de cornes spiralées dont l'observation indique l'âge de l'animal. Par contre, chez les femelles, les cornes restent discrètes et l'âge se détermine à l'importance du masque blanc de la face. Cet animal forestier, de l'étage montagnard, se rencontre dans des biotopes très divers, mais son milieu de prédilection est les régions où alternent des zones boisées et des zones ouvertes. Les terrains caillouteux et accidentés ne rebutent pas les mouflons, la neige par contre est très redoutée. Le rut à lieu d'octobre à décembre et durant cette période les affrontements entre mâles sont violents. Les mises bas ont lieu d'avril à mai et, généralement, un jeune naît pour toute femelle âgée d'au moins trois ans. A la belle saison, les mouflons paissent tôt le matin et tard le soir, alors qu'ils sont actifs toute la journée durant l'hiver. S'il est dérangé, il peut changer de massif.
Chamois, Le chamois est aussi appelé " Isard " dans les Pyrénées. Robuste et agile, le chamois est particulièrement bien adapté à la vie en montagne, où la conformation particulière de ses sabots lui permet de se déplacer avec aisance dans les zones escarpées. Le chamois ne fréquente la haute montagne qu'en été, en automne et au printemps il vit en haut de la lisière des forêts alpines, et peut descendre l'hiver  jusqu'à 500 m  d'altitude pour y  trouver de quoi  se   nourrir. Entre avril et juin, les femelles pleines mettent bas un unique petit, parfois deux. Le chamois a un régime alimentaire varié, son estomac permet d'assimiler tous types de matière végétale: il se nourrit d'herbes et de lichens, mais aussi de feuilles, de bourgeons et dans les forêts, d'écorce et d'aiguilles de conifères.
LA TRUITE, gente à écailles, Truite Fario. LA TRUITE FARIO : La truite fario recherche les eaux claires et oxygénées ne dépassant pas une température de 18° en été. Très discrète, elle a besoin de cachettes dans le lit de la rivière. Active le matin et au crépuscule, elle est indolente la journée. Pour se nourrir, elle chasse à vue des larves d'insectes qu\'elle gobe à la surface de l'eau surtout aux mois de juin et de juillet. En hiver dans des eaux basses et claires, la femelle fraie dans des gravières que le mâle couvre de sa laitance. Par la suite, l'alevin devra éviter les libellules et les autres insectes carnassiers ou la voracité des vairons. Il devra affronter aussi la turbidité de l'eau et les pollutions. Seule, une truite sur quatre cent oeufs deviendra adulte. La finesse de sa chair la fait rechercher par les pêcheurs. Mais pour satisfaire cette passion, l'homme l'élève artificiellement en pisciculture.
Gente à plumes, Grand Tetras. LE GRAND TÉTRAS, ou le coq de bruyère, se reconnaît à son plumage luisant noir bleuté, sa queue en forme de lyre et une aile barrée d’une bande blanche. C'est un oiseau exclusivement forestier, rare en France mais par contre encore présent dans le nord de l'Europe. De la taille d'un dindon, cet oiseau forestier vit dans la forêt primitive couverte, où il peut trouver des clairières naturelles. Dans les Pyrénées il affectionne tout particulièrement les pinèdes de pins à crochets. Il est très sensible à la modification de son milieu et à la présence de l'homme. Les coqs au moment des amours se réunissent sur une "place de chant", suivant un cérémonial très solennel : plumes de la gorge hérissées, queue en éventail, cou dressé, ailes brunes marquées d'une tâche blanche ils se mesurent sans véritable combat. Le ou les mâles dominants couvriront les femelles. Le Grand Tétras se nourrit de fruits des bois, de graines et même d'insectes. L'hiver la nourriture se faisant plus rare, il ne consomme que des aiguilles de conifères. La chasse, le tourisme et l'exploitation forestière qui détruit son milieu sont les causes de la disparition du grand tétras.
Lagopède, LE LAGOPÈDE : Le lagopède, est un animal qui est arrivé dans les Pyrénées avec les grandes glaciations du quaternaire. Lors du recul des glaces, il est s'est retrouvé isolé en montagne où une poche glaciaire y avait résisté. A partir de là, il a dû s'adapter aux nouvelles conditions climatiques en muant trois fois dans l'année: il change de plumage en été et en hiver pour s'adapter à la température ainsi que pour se camoufler et un troisième plumage pour la parade amoureuse. Sédentaire, il affectionne les pelouses des versants nord. Il est le seul tétraonidé à vivre au dessus de la forêt. Grand marcheur, il se déplace aussi aisément sur l'herbe que sur la neige poudreuse: ses pattes sont munies de plumes jusqu'au bout des griffes, elles le protégeant ainsi du froid et jouant le rôle de raquettes. Chaque plume est doublée d'un duvet à sa base et l'air emprisonné assure un isolation thermique. Durant la période des amours, le mâle accomplit des danses et des vols en cloche pour séduire sa future. Il niche à terre et les petits volent dès le dixième jour et sont indépendants dès la dixième semaine.
Appolon, LE PAPILLON APPOLON : De juin à août , sur les pentes fleuries on peut apercevoir ce splendide papillon endémique des Pyrénées butiner les fleurs. Il est reconnaissable grâce à ses ailes postérieures constellées d'ocelles rouges cernées de noir, tandis que les antérieures sont mouchetées de larges taches noires. Sa chenille légèrement velue de couleur noire, tachée de rouge, se nourrit de sédums, de saxifrages, de joubarbes lorsque le soleil brille assez pour réchauffer l'atmosphère. Sa chrysalide est blanche enveloppée d'un fil de soie.
Gente ailée : le Flambé. LE FLAMBÉ, Parmi les plus beau papillons européens, le flambé rivalise en beauté avec les espèces tropicales. Aujourd'hui il est en nette régression surtout dans les plaines et dans les vallées à cause de l'arrachage des haies de séparation des champs qui lui procuraient un abris naturel. D'autre part, il est sensible aux insecticides qui sont utilisés par les agriculteurs. La chenille est verte et tachetée de brun-rouge. Elle vit principalement à l'abri dans les feuillages du prunellier et de l'aubépine. Par la suite elle se transforme en chrysalide qui a la particularité de prendre la couleur du fond sur laquelle elle est posée: verte l'été, brune en hiver. Puis de mai-juin à juillet-août, on peut apercevoir le papillon qui est constamment en mouvement sans territoire défini.
Faisan doré
Le loup, "canis lupus".